René Magritte

Finis les fleurs, les impressionnistes, les vues du Havre et de Collioure, on attaque sec avec un gars qui se peint lui-même avec une colombe devant la tronche.
Sans plus attendre, étudions René Magritte.

PS : demain matin, je pars à Art Basel pour le travail, je vous ferai des petites photos, stories et autres, donc n’hésitez pas à suivre le compte Insta du site : @artvulgaris 🙂

Et qu’est ce que c’est Art Basel ? On en parle ici : Les foires d’art


 

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Voici René.
© Histoire pour tous.


♦ La fiche « Pas que ça à foutre » ♦

René Magritte
Né en 1898 à Lessines, en Belgique
Décédé en 1967 à Schaerbeek, toujours en Belgique.
Peintre appartenant au courant surréaliste.

Signature :

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♦ On en parle dans l’article ♦

André Breton : le padre du surréalisme
Marcel Duchamp : un artiste plutôt dans la provoc’
Max Ernst : un ami dada
Man Ray : du groupe dada
Jean Arp : idem
Francis Picabia : vous avez compris qu’on était en train de parler du groupe des dada, je suppose.
Giorgio de Chirico : FAIL, il ne s’agit pas d’un dada, mais d’un surréaliste. La vie est faite de surprises.
Paul Eluard : un copain de René
Salvador Dalí : un autre pote de René
Paul Mc Cartney : un gros collectionneur de René

 


♦ Le point enchères ♦

 

Top 1.

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René Magritte, L’empire des Lumières, 1949
Huile sur toile, 48x58cm
15 millions d’euros chez Christie’s New York en Novembre 2017.
Est-ce que je me rends compte de combien ça fait ?

Non.
Est-ce que j’ai un avis sur l’envolée des prix des oeuvres d’art ?
Non plus.
Est-ce qu’on peut comparer les prix des oeuvres d’art et les salaires des joueurs de foot ?
Ce n’est pas le sujet.
© Christie’s

 

Top 2. 

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René Magritte, La corde sensible, 1960
Huile sur toile, 114x146cm
14 millions d’euros, Christie’s London, en février 2017.
© Christie’s

 

Top 3.

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René Magritte, L’empire des Lumières, 1952
Pas la même année que le Top 1, le lampadaire n’est pas à la même place, il faut suivre les gars car on n’est qu’au début de l’article.

Huile sur toile, 100x80cm
12 millions d’euros chez Christie’s New York, en mai 2002.
© Christie’s

 


 

♦ Et c’est parti pour la biographie ♦

 

René Magritte, ou René pour cet article, est un peintre belge.

Il est né en 1898 à Lessines, et décédé en 1967 à 68 ans à Schaerbeek.

Concernant la Belgique, il s’agit d’un fabuleux pays dans lequel il fait bon vivre et où les gens sont tous sympas (j’adore ce pays, c’est purement subjectif une fois de plus), en voici la carte :

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Lessines, c’est à gauche de Bruxelles, Schaerbeek, c’est collé à Bruxelles.

René est le fils de Léopold et Régina, travaillant tous les deux dans la mode à l’origine, puis Léopold deviendra contrôleur de qualité dans une usine d’huile et de margarine, ce qui n’a définitivement aucun rapport avec la mode.

A 12 ans, René participe à un cours de peinture. Il s’intéresse beaucoup au cinéma, à la photographie mais surtout à la bande dessinée : Zigomar, Buffalo Bill, Texas Jack, Nat Pinkerton, les Pieds Nickelés ou encore Fantômas. C’est un enfant plutôt vif, vous l’aurez compris.

Le père de René est un mec assez détendu, ça claque du fric et ça drague des meufs… tandis que sa mère est une catholique plutôt sérieuse. Sans transition, elle se suicide par noyade en 1912. René a 13 ans. Suite à ce drame, la famille déménage à Charleroi. Jeanne Verdeyen, la gouvernante de René et de ses frères, se mariera avec leur père en 1928.

Bon, le gamin n’est pas doué doué pour les études, mais il dessine toujours pas mal, donc il finit par abandonner l’école et se consacre à la peinture à Bruxelles, il suivra des cours à l’Académie des Beaux-Arts.

Il peint ses premières toiles vers 16 ans, plutôt du style impressionniste.

Contrairement aux autres artistes que nous avons étudié jusqu’à présent, René a de l’argent. Niveau métier, son père fait tout et n’importe quoi, plus ou moins de manière transparente, et ça rapporte. René, quant à lui, fait des affiches sur commandes. Pour Léopold (le père), cette vie faste ne durera pas longtemps puisqu’à partir des années 1920, il sera poursuivi pour escroquerie.

Quand il était enfant, René jouait beaucoup avec une petite fille qui s’appelait Georgette Berger. A 22 ans, il la croise au jardin botanique de Bruxelles par hasard, puis l’épouse deux ans plus tard. Habile. Encore un qui ne perd pas de temps, et c’est tout à son honneur.

Sur ce jugement de valeur totalement arbitraire, passons à la suite.

 


 

♦ On contextualise en expliquant le mouvement surréaliste ♦

 

René fait partie du courant surréaliste, mené par André Breton.

Qui que c’est André Breton ?
Vous avez la réponse dans cet article : Alberto Giacometti

Le mouvement du surréalisme est engendré par l’absurdité de la guerre. Les artistes de ce mouvement sont révoltés, choqués, donc ils vont peindre l’absurde, l’étrange, la rencontre entre le fantastique et la réalité, toujours le poing levé.

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Amel Bent, artiste contemporaine, ayant effectivement le poing levé.
Ne me jugez pas, il est tard là…
© Pure Break

Pour faire court, Magritte peint des hommes, des femmes et des objets du quotidien. Le but, comme on le verra plus tard, est de cultiver le mystère, de jouer avec les objets, les perspectives et le rêve…

Le surréalisme, nous en avons déjà parlé dans les articles sur Alberto Giacometti et  sur Mark Rothko, n’hésitez pas à y jeter un oeil. Mais pour ceux qui n’ont aucune envie de jeter quoi que ce soit où que ce soit, voici une brève définition inventée par moi-même :

C’est un courant artistique vaste, qui a connu son apogée pendant l’entre-deux guerres, donc au 20ème siècle pour ceux dont l’histoire n’est pas un point fort. Dans ce courant, on fait ce qu’on veut, sans limite, sans barrière morale etc, il n’y a plus de filtre entre la pensée et l’action.

 


 

♦ On contextualise en expliquant le mouvement dada ♦

 

René traine avec d’autres artistes, qui lui présentent le mouvement dada (on peut aussi dire « dadaïsme »).

Qu’est ce que c’est que le mouvement dada?

C’est un mouvement intellectuel et artistique qui aura lieu de 1916 à 1923, aux Etats-Unis et en Europe. Ce mouvement est né car beaucoup d’artistes ont été choqués, dégoûtés par la guerre 1914-1918. Bon, une fois de plus, on va pas chipoter au niveau des dates, vous allez voir que ça vise assez large.

Selon le Larousse, ce mouvement prône :

« La confusion, la démoralisation, le doute absolu et dégage des vertus telles que la spontanéité, la bonté, la joie de vivre ».

Rien que ça.

Et du coup, au niveau art, ça donne quoi ?

Et bien, c’est assez varié comme on peut l’imaginer.

Le Marcel, le Duchamp, le Marcel Duchamp : 

On a par exemple la « Fontaine » de Marcel Duchamp (1887-1968). Marcel est un artiste français qui fera partie de plusieurs mouvements artistiques : cubisme, dadaïsme, surréalisme..
Cette fontaine est un « ready-made », ça veut dire que c’est un objet de la vie courante, détourné en tant que tel par l’artiste.
Pour donner un exemple, c’est comme si vous preniez votre planche pour découper le pain, vous la collez sur le mur du musée de la ville à côté de chez vous et voilà, vous avez fait un ready-made. Ne me remerciez pas pour cette illustration plus qu’inspirante.
La Fontaine de Duchamp, c’est un urinoir. Donc Marcel a pris un urinoir, il l’a retourné, et l’a mis à la première exposition de la Société des Artistes Indépendants à New York en 1917 et puis voilà.

Voici la bête.

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© Centre pompidou

Marcel ne s’est pas arrêté en si bon chemin, ça aurait été dommage.

Il a créé en 1919 « L.H.O.O.Q ». Vous l’aurez compris, la subtilité c’est de ne pas prononcer « Look » mais « Elle a chaud au cul ». Charmant.
Et qui a chaud au cul me direz-vous ? Et bien la Joconde apparement.
Voici l’oeuvre :

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© Wikipédia

 

→ Max Ernst :

Dans le courant dada, on trouve aussi l’artiste allemand Max Ernst (1891-1976).

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Ici vous pouvez admirer « L’Eléphant de Célèbes »
Huile sur toile de 1921 (125x107cm)

© Wikipédia

 

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Encore Max Ernst avec « Ubu Imperator », en 1923
Huile sur toile, 81x65cm
© Centre pompidou

→ Man Ray : 

Man Ray s’appelle Emmanuel Radnitsky (1890-1976). C’est un peintre, photographe et réalisateur américain, faisant partie du mouvement dada et surréaliste.

 

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Photographie par Man Ray, « Les larmes », 1932.
© Wikipedia

→ Jean Arp : 

Ou Hans Arp, puisqu’il est allemand. Hans est né en 1886 à Strasbourg (territoire allemand à l’époque), et est décédé en 1966 à Bâle (Suisse) . Il fait partie du mouvement dada puis surréaliste comme tous ses amis.

 

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« Plastron et fourchette » par Jean Arp, 1922
Bois peint, 58x70cm
© National Gallery of Australia

 

→ Francis Picabia : 

 

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Francis Picabia (1879-1953), Parade amoureuse, 1917
Huile sur toile, 97x74cm
© Pinterest

Vous l’avez compris, c’est un peu tout et n’importe quoi, et c’est le but.

 


♦ Maintenant qu’on a contextualisé, qu’en est-il de René ?  ♦

 

Il bosse un peu dans tous les sens à Bruxelles, puis en 1927, il part vivre en région parisienne. Il rencontre alors les surréalistes.

A partir de ce moment, les oeuvres de Magritte seront surréalistes. Il s’inspirera beaucoup de Giorgio De Chirico.

Qui est-ce, ce Giorgio ?

Giorgio, c’est un peintre italien né en 1888 et décédé en 1978. Il fait partie des courants métaphysiques et surréalistes.

Voici quelques exemples :

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Giorgio de Chirico, Pizza d’Italia, 1950-1955
Huile sur toile, 40x50cm
© Site de Christie’s

 

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Giorgio de Chirico, La nostalgie de l’infini, 1912
Huile sur toile, 135x65cm
© Pinterest

 

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Giorgio de Chirico, Triangle métaphysique, 1958
© Wikiart

Puis, René fait la connaissnance d’André Breton, Paul Eluard, Max Ernst ou encore Salvador Dalí. Ces rencontres l’inspirent dans son travail.
Il est exposé à Bruxelles en 1931, puis à New York en 1936.

De manière globale, Magritte aime que ses oeuvres engendrent des questionnements:

« Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées » dira René.

On le voit souvent représenté dans ses propres oeuvres à travers le portrait d’une homme avec un chapeau melon.

C’est à partir des années 1950, après avoir été exposé à New York, qu’il commence à connaitre un certain succès.

La vie artistique de Magritte connaitra deux grandes périodes :

-de 1943 à 1947, la période Renoir, plutôt impressionniste avec des oeuvres comme celle-ci :

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René Magritte, La moisson, 1943
 © Fine Arts Museum

-en 1948, la période vache, avec une tendance caricaturale, exemple :

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René Magritte, L’ellipse, 1948
 © Musée Arti

A partir des années 1950, l’atmosphère dégagée par ses tableaux sera moins inquiétante.

Si vous cherchez à éclairer le sens de ses tableaux grâce à la psychanalyse, calmez-vous tout de suite, car René n’aime pas la psychanalyse. Il trouve ça bidon. Ciao.

Bon et sinon, il a peint quoi Magritte ? 

Allez c’est parti pour un petit tour de l’oeuvre de René :

 

René Magritte, La trahison des images, 1929.jpg

René Magritte, La trahison des images, 1929
Huile sur toile, 59x65cm
© Know your meme

Cette toile est sûrement la plus connue de René. Elle est installée au musée d’art moderne de Bruxelles, une ville fort sympathique. Le but de la toile est de montrer que même si on représente une pipe de manière ultra-réaliste, ce n’est quand même pas une pipe « car on ne peut pas la bourrer de tabac » selon René, si jamais ce n’était pas déjà clair pour tout le monde. Ce tableau est très représentatif du rapport de René avec les objets.

 

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René Magritte, Les amants I, 1928
Huile sur toile, 54x73cm
© Pinterest

Ces amants font partie d’une série d’amants. Au dessus, ils s’embrassent, en dessous, ils nous regardent, et encore en dessous, on voit leur visage.

 

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René Magritte, Les amants II, 1928
© Passion estampes

 

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René Magritte, Les amants III, 1928
Huile sur toile, 52x72cm
© Artnet

 

Dans la série étrangetés, voici le Fils de l’homme, qu’on peut aisément décrire comme une toile avec un gars qui a une pomme devant le visage.

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Encore un gars qui a abusé sur le calva.
René Magritte, Le fils de l’homme, 1964
Huile sur toile, 116x89cm
© Pinterest

Selon René, c’est une façon de susciter le mystère. Effectivement, ça suscite le mystère.

 

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René Magritte, Golconde, 1953
Huile sur toile, 80x100cm
© Site dédié à René Magritte

 

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René Magritte, Le miroir faux, 1929
Huile sur toile, 54x80cm
© Site du MoMA

 

René Magritte, L’assassin menacé, 1927.jpg

René Magritte, L’assassin menacé, 1927
Huile sur toile, 150x195cm
© Wahoo Art

On voit ici l’influence de la bande dessinée, avec une atmosphère pesante et des personnages énigmatiques.

 

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René Magritte, Les valeurs personnelles, 1952
© Kunsthaus Artes

Comme on le disait, René Magritte aime susciter le mystère et souhaite engendrer des interrogations chez les gens qui regardent ses tableaux.
Ici, on a un gros peigne, un gros verre, un gros pinceau… C’est à la fois poétique, onirique et complètement fantastique.

 

René Magritte, Les mystères de l’Horizon, 1955.jpg

René Magritte, Les mystères de l’Horizon, 1955
Huile sur toile, 50x65cm
© Site dédié à René Magritte

L’homme représenté en costume et chapeau melon, c’est bien René. Il est présent dans beaucoup de ses propres peintures. Comme on peut le voir, ce n’était pas un excentrique.

 

René Magritte, Homme au chapeau melon, 1964.jpg
Voici ledit « Homme au chapeau melon » avec une colombe juste devant la tronche, dommage, peinte par René en 1964.
© Pinterest

 

Voilà pour le tour d’horizon de ce qu’a fait Magritte.

Entre les années 1930 et 1950, Magritte fait beaucoup de « travaux imbéciles » comme il les appelle. Il peint des affiches, des papiers peints, sur commandes.

Les dix dernières années de sa vie, Magritte connaitra un grand succès et n’aura plus besoin de travailler pour autrui, cela grâce à l’explosion de sa notoriété aux Etats-Unis. Paul Mc Cartney (le gars de Beatles) a été l’un des premiers et plus grands collectionneurs de René Magritte.

René Magritte s’éteindra en 1967 d’un cancer du pancréas.

Fin

 


 

 

 

10 commentaires

  1. maviedurable

    Décidément je ne regrette pas de te suivre. Déjà pour ton ton : continues dans l’écriture.
    J’aime beaucoup comment tu abordes la vie, le portrait de Magritte, toujours avec cette dose d’ironie de « j’aime l’art mais ne prend pas pour un critique d’art trop sérieux trop fantaisiste ».
    La biz, Jaymes

    Aimé par 1 personne

  2. lessinescyclismeonweb

    Pas encore eu le temps de tout lire mais ça va venir. Lessines, un enfant de Lessines. Oui, mais … pas très longtemps. On a fait un article sur notre site il y a quelques mois sur l’anniversaire de sa mort.(allez en recherche) Il y a maintenant des fresques murales partout en ville. Sur des murs, des peintures, des statues, même une écriture en braille avec des pierres de porphyre dans le Parc Watterman. Finalement, il aura fallu du temps pour qu’il soit reconnu comme lessinois car depuis plus de quarante ans, nous n’en avons pas entendu beaucoup parler. Nous avons été obligés d’aller à Knokke ou Bruxelles pour voir ses œuvres. Il n’y en a pas une chez nous. Par contre, ROUGE, un peintre lessinois se prévalent de Magritte tente de le remettre sur scène via ses œuvres personnelles. Même sur sa maison Rue René Magritte, la plaque n’est pas à la bonne place. Par contre, le Centre Culturel s’appelle CCRM René Magritte. N’oublez pas que Magritte, c’est Scuttenaire, deux copains indissociables. L’un peintre, l’autre écrivain et tout aussi dingue l’un que l’autre d’un point de vue de l’originalité. Nous, on beigne dedans, même les gamins ont fait un mur Magritte en centre ville avec leurs dessins imaginés de l’oeuvre du maître. Dernièrement, Lou Deprijk, le chanteur des Hollywood Bananas a payé un bronze de Magritte qui pose sur la Grand Place. Il a aussi un café dans lequel il y a le musée du slip qui s’appelle chez Magritte. Ouf …. Bien votre site à prolonger !!!

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