Nicolas de Staël

Salut les loulous, comme diraient les gens de plus de 107 ans.

En ce mois de septembre, n’aurions-nous pas besoin d’un peu de douceur, d’un peu de gaîté, d’un peu de couleurs ?

Quelle que soit votre réponse, vous le savez, vous n’aurez pas le choix, donc n’utilisez pas votre salive pour rien.

Aujourd’hui, on va bosser un peu sur Nicolas de Staël.

Alors, comme d’habitude, je suis chafouin quand je lis des noms que je ne peux pas prononcer sans avoir une chance sur deux de passer pour une conne, donc je vais briser la glace tout de suite, de Staël, ça se prononce de STAL.

 

Screen Shot 2018-09-13 at 16.24.54.png

Skol Ofenstru, on est sur une réf sale, je suis navrée. 

Maintenant que la pression latente ressentie par chacun (j’en suis sûre) est redescendue, on va pouvoir entrer dans le vif du sujet.

Ah, oui, et je vous préviens : Nicolas de Staël est un peintre ultra-prolifique, on a recensé plus de 1000 oeuvres dans son catalogue raisonné, donc l’article est très riche en illustrations, ça fait pas de mal.

 


 

♦ La fiche ‘Pas que ça à foutre’ ♦

 

nicolas-de-stael.jpg

© Galerie de Jonckheere

Nicolas de Staël
Peintre franco-russe, né en Russie, naturalisé français en 1948
Né en 1913 à Saint-Pétersbourg, en Russie
Décédé en 1955 à Antibes, en France
Courant de l’art abstrait, mais aussi figuratif, bref, vous allez voir.

Signature :

Screen Shot 2018-09-13 at 16.31.55.png

 


 

♦ Le point enchères ♦

 

Top 1

Nu Debout, 1953, 146x89cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Nu debout, 1953
Huile sur toile, 146x89cm
Vendu pour 8 millions d’euros chez Christie’s New York en mai 2018
© Artnet

 

 

Top 2

Fleurs, 1952, 147x98cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Fleurs, 1952
Huile sur toile, 147x98cm
Vendu pour 7 millions d’euros chez Christie’s Paris en juin 2018
© Artnet

 

Top 3

Nu Couché, 1954, C WikiArt.jpeg

Nicolas de Staël, Nu couché, 1953-1954
Huile sur toile, 97x146cm
Vendu pour 6 millions d’euros chez Artcurial à Paris en décembre 2011
© Artnet

 


 

 

♦ Le début de la vie de la personne ♦

 

Nico vient d’une famille de militaires, son père n’est pas un grand rigolo. Sa mère vient d’une famille blindée et elle s’intéresse à l’art. Un savant mélange.

En 1917, Nico a 4 ans, la Révolution Russe éclate et sa famille doit s’exiler. En 1919, les parents de Nico décèdent en Pologne. Il est alors pris en charge par sa marraine en 1922 en Belgique.

Là-dessus, Nico va au collège jésuite à Etterbeek, une commune voisine de Bruxelles. Il s’intéresse pas mal à la littérature française, aux tragédies grecques et à l’art.
Son père adoptif n’est pas ravi de ces centres d’intérêts. Emmanuel Fricero (c’est le nom du père adoptif) a fait l’Ecole centrale de Paris, c’est-à-dire une école d’ingénieur plutôt réputée, donc on ne va pas commencer à faire le troubadour, ce qu’il faut dans la vie, c’est connaitre les décimales de Pi et arrêter de nous les briser avec le dessin, la peinture et tout le reste. Et va te raser pendant que t’y es, on dirait un membre du groupe Tryo.

 

Screen Shot 2018-09-13 at 16.39.15.png

Exemple d’un barde, dans Kaamelott, une personne effectivement peu respectée. 
© Kaamelott.Wikia

 

Bon, il est possible que je caricature un peu le personnage. Vous commencez à connaitre le style des articles, on n’est pas dans la subtilité la plus exacerbée.

Nico n’en a rien à foutre des équations, pour ainsi dire. Il fait des études scientifiques pour faire plaisir à autrui, mais il veut faire de la peinture et il fera de la peinture. En 1933, il entre aux Beaux-arts de Bruxelles.

Suite à ce passage aux Beaux-arts, il voyage. Y’en a qui se font pas chier et qui font le tour du monde au calme. Et vas-y que ça voit des paysages, que ça fait des croquis, que ça s’offusque de la chaleur qu’il fait en Andalousie…

On n’a pas tous la même vie, excuse-nous Nico.

 

L'étang en forêt de Soigne à Bruxelles, 1930, 50x40cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, L’étang en forêt de Soigne à Bruxelles, 1930, 50x40cm 
A l’époque, Nico a 17 ans. 
© Artnet

 


 

 

♦ Jeannine & Nico ♦

 

Au Maroc, Nico rencontre Jeannine, que l’on appelera Ninja, comme toutes les Jeannine. Ninja est déjà mariée, elle a déjà un gamin, mais Ninja est en avance sur son temps. Ninja est une hippie qui habite au Maroc, elle distribue des médocs à tour de bras à la population, Ninja est quelqu’un de bien. Elle est peintre, et assure un max. Ça, c’est une vraie gonzesse. Ninja part donc avec Nico, car l’amour est plus fort que tout, voyez-vous ?

Là-dessus, les deux amoureux partent en Italie, parce que finalement, pourquoi est-ce qu’on se ferait chier ?

‘-T’as envie de partir en Italie, Jeannine ?

-Oui, grave.

-Ok, top, on est partis.’

Bon, là je brode hein, c’est peut-être pas exactement comme ça que ça s’est passé.
Mais vous voyez l’idée.

En 1938, Nico et Ninja emménagent à Paris pour de bon. La famille de Nico est un peu inquiète car sa peinture ne donne pas grand chose, et c’est pas comme ça qu’on va pouvoir se payer une Fiat Multipla, donc faudrait quand même se dégourdir un peu et aller trouver du pognon. On a tous les mêmes problèmes finalement.

 

Screen Shot 2018-09-13 at 16.46.39.png

La Fiat Multipla dans toute sa splendeur.

 

Nico peint et détruit beaucoup de ses oeuvres.
Il en reste quelques unes de son début de carrière :

Le Port, 1938, Huile sur toile, 50x70cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Le Port, 1938, Huile sur toile, 50x70cm
© Artnet

 

A ce moment là, Jeannine est malade, et Nico s’engage dans la Légion étrangère, deux faits qui n’ont aucun rapport.

Screen Shot 2018-09-13 at 16.52.08.png

Nicolas de Staël, Portrait de Jeannine, 1941.
© Pinterest

Nico et Ninja emménagent à Nice. Nico rencontre d’autres artistes, dont le peintre Félix Aubier, qui va influencer sa peinture vers un style plus abstrait.

Composition, 1942, 30x23cm, C Artnet.png
Nicolas de Staël, Composition, 1942, 30x23cm
© Artnet

Nico ne gagne toujours pas un rond. Heureusement, Jeannine se remet à peindre et signe un contrat d’exclusivité avec un marchand de tableaux à Nice, ce qui permet aux deux de bouffer de temps en temps. Ceci dit, avec les rationnements dûs à la guerre, la situation est plutôt pourrie.

Malgré tout ce merdier, Jeannine donne naissance à Anne, leur fille commune, en 1942.

Nico commence à avoir quelques acheteurs.

La famille quitte Nice et part vivre à Paris. En 1943, l’ambiance est plutôt dégueulasse à cause de la guerre.

 


 

 

♦ Au niveau artistique, on en est où ? ♦

 

Ça va être ‘rapide’ puisque sa carrière s’étale sur 15 ans, de 1940 à 1955, mais il a été productif le sagouin puisqu’il a produit plus d’un millier d’oeuvres, comme on le disait au début de l’article.

Il y a eu de l’évolution dans son oeuvre : au début des couleurs sombres, puis des couleurs vives. En gros, ses toiles, c’est des couches de peinture, plus ou moins au couteau.

En 1944, Nico expose avec Vassily Kandinsky, un peintre d’origine russe, qui fait dans l’art abstrait, l’expressionnisme. Il y a des gros noms au vernissage, entre autres Pablo Picasso et Georges Braque.
C’est un fail pour Nico, tout le monde s’en fout de ses toiles.
Mais ce n’est pas grave, Nico sera exposé à nouveau juste après, et aura même des expositions personnelles.

Note : Une exposition personnelle, ça veut dire que dans la galerie, il n’y a que des oeuvres d’un seul artiste. Ça vient en opposition avec une exposition collective, dans laquelle il y aura plusieurs artistes présents. Avoir une exposition personnelle, c’est classe, car ça veut dire que le galeriste pense qu’avec ton seul nom, l’expo peut fonctionner et on peut vendre des toiles, ramener du monde etc.

C’est une bonne nouvelle, mais ça ne change pas grand chose au niveau finances.

Composition, 1945, 45x36cm, C Artnet.png
Nicolas de Staël, Composition, 1945, 45x36cm
© Artnet

 

Nico n’a toujours pas une tune, et pendant qu’il peint, l’état de santé de sa femme se détériore gravement. Jeannine cache sa maladie à sa famille, car elle ne veut pas les inquiéter. Elle décède en 1946.

La même année, Nico cherche un marchand pour représenter son travail et le vendre, il va trouver la galerie Louis Carré à Paris.

Nico ne perd pas le nord, et se remet en couple quelques mois après le décès de Jeannine. Il trouve l’amour dans la personne de Françoise Chapouton, la nounou des gosses. Charmant. Il aura 3 enfants avec la nounou. Belle mentalité.

Néanmoins, ça ne va pas fort au niveau moral pour Nico. Il traverse une période sombre, qui se ressent dans sa peinture.

 

stael_compo-en-noir-757x1024.jpg

Nicolas de Staël, Composition en noir, 1946 huile sur toile, 200x150cm
© Sur-la-peinture 

 


 

♦ La routourne va tourner ♦

 

Nico se permet de refuser des expos, car il ne veut pas se sentir coincé dans un courant artistique quelconque. Il commence d’ailleurs à vendre pas mal de toiles. Selon les critiques, il représenterait un renouveau artistique.

 

 

Composition, 1947, 194x129cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Composition, 1947, 194x129cm
©Artnet

 

Image à froid, 1947, 146x114cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Image à froid, 1947, 146x114cm
© Artnet

 

Composition, 1948, 55x46cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Composition, 1948, 55x46cm
© Artnet

 

En 1949, Nico participe à plusieurs expositions : Musée des Beaux-Arts de Lyon, Galerie Jeanne Bucher à Paris, Brésil, Canada et USA…

 

Composition, 1949, 73x54cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Composition, 1949, 15x25cm
© Artnet

 

Composition, 1949, 15x25cm, Artnet.png

Nicolas de Staël, Composition, 1949, 15x25cm
© Artnet

 

En 1950, Nico est un peintre stylé, de type connu. Les musées veulent acheter ses toiles, les collectionneurs aussi, il devient famous et il est présent dans des collections américaines, ce qui est très classe, voyez-vous.

 

Composition, 1950, 16x22cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Composition, 1950, 16x22cm
© Artnet

 

Ink Drawing, c. 1950, 25x15cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Ink Drawing, c. 1950, 25x15cm
© Artnet

 

Composition, 1950, C WikiArt.jpeg

Nicolas de Staël, Composition, 1950
© Wikiart

 

En 1951, Nico a même droit à sa place au MoMA de New York. Je sais pas ce qu’il vous faut de plus, puisque je vous dis que le gars pèse !!!

En 1952, des oeuvres de Nico sont exposées dans une galerie à Londres, mais là, c’est la déception : aucun succès. Londres ne comprend pas Nico et Nico ne comprend pas Londres.

 

Nature Morte, 1952, C WikiArt.jpeg

Nicolas de Staël, Nature Morte, 1952
© Wikiart

 

Gentilly, 1952, C WikiArt.jpeg
Nicolas de Staël, Gentilly, 1952
© Wikiart

 

Bord de mer, 1952, C WikiArt.jpeg
Nicolas de Staël, Bord de mer, 1952
© Wikiart

 

Fleurs, 1952, 147x98cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Fleurs, 1952, 147x98cm
© Artnet

 

Histoire de se remonter le moral, Nico va voir un match de foot au Parc des Princes, il va alors créer la série des Footballeurs.

 

Footballeurs, 1952, 65x81cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Footballeurs, 1952, 65x81cm
© Artnet

 

Le parc des Princes, 1952, C Les Surgissantes.png

Nicolas de Staël, Le parc des Princes, 1952
© Les surgissantes

 

Parc des Princes, Les footballeurs, 1952, 16x22cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Parc des Princes, Les footballeurs, 1952, 16x22cm
© Artnet

 

En Europe, ce n’est pas bien compris, ça parait un peu trop commercial. En revanche, aux Etats-Unis, c’est un carton (jeu de mots : carton, foot, je vais aller me faire un café).
Il va être exposé en 1953 chez Knoedler, un marchand d’art qui a créé une galerie à New York et connaitra un immense succès.

Nico est même représenté par Paul Rosenberg, un marchand d’art français qui a l’oeil, puisqu’il représente aussi Picasso, Braque et Matisse.

Après le foot, Nico découvre la musique et s’en inspire pour créer de nouveaux tableaux :

Les musiciens, 1952, C WikiArt.jpeg

Nicolas de Staël, Les musiciens, 1952
© Wikiart

 

Paul Rosenberg continue de représenter Nico, et va même organiser une expo autour de ses oeuvres en 1954. Ce sera un succès. Rosenberg vit aux Etats-Unis, car il a dû s’y exiler pendant la guerre, cela va aider le travail de Nico à se propager d’avantage aux USA.

 


 

 

♦ Ça part en couille, comme qui dirait ♦

 

Nico va commencer à partir en couille, comme qui dirait.

Il va aller de gonzesse en gonzesse, il est hyper riche, mais très désespéré.

Il tombe amoureux de Jeanne Mathieu, une femme mariée qui habite vers Nice. Il va peindre beaucoup de nus à cette époque, COMME PAR HASARD.

 

Nu Debout, 1953, 146x89cm, C Artnet.png

Nicolas de Staël, Nu Debout, 1953, 146x89cm
© Artnet

 

Figure accoudée, 1953, C WikiArt.jpeg
Nicolas de Staël, Figure accoudée, 1953
© Wikiart

Agrigante, 1953, C Wiki Art.jpeg

Nicolas de Staël, Agrigente, 1953
© Wikiart

Il se sépare de Françoise et se retrouve seul.

Ses toiles sont critiquées car le style a changé, et il peint énormément. Et par dessus tout ça, Jeanne Mathieu l’ignore et n’est plus aussi amoureuse qu’avant.

 

Nu Couché, 1954, C WikiArt.jpeg

Nicolas de Staël, Nu Couché, 1954
© Wikiart

 

Poires sur une assiette rose, 1954, C WikiArt.jpeg

Nicolas de Staël, Poires sur une assiette rose, 1954
© Wikiart

 

En 1955, il décide de mettre fin à ses jours. Au niveau du décès, on est sur un suicide à 41 ans. Le gars se jette de sa terrasse à Antibes. Moi ça me fout dedans ce genre de nouvelles. Du coup, j’arrête l’article ici (en même temps, l’article est fini donc voilà).

Ah non, vous pouvez descendre encore un peu dans l’article car il y a une nouvelle rubrique maintenant.

 

Nu couché bleu, 1955, C Paris Match.jpg

Nicolas de Staël, Nu couché bleu, 1955
© Paris Match

 

Le Grand Concert, 1955, C The Curiator.jpg

Nicolas de Staël, Le Grand Concert, 1955
© The Curiator

 


 

 

♦ Le coup de coeur de la rédaction, enfin mon coup de coeur, car il n’y a que moi à la rédaction ♦

 

Cette fois, le coup de coeur, c’est un article de Coline du blog Et pourquoi pas Coline , et plus globalement l’ensemble de son oeuvre, à savoir son blog et sa chaîne Youtube.

L’article en question, c’est celui ci : Cette brosse à dents sauve le monde !

Le message global : Pour ceux qui sont un peu sensibilisés au délire écolo / minimaliste / anti-gaspi etc, ça va vous parler. Coline aborde la subtile limite entre responsabilité et culpabilité dans les domaines cités juste avant. J’aime bien sa vision des choses, souple et réaliste. Elle emploie toujours un ton très drôle, léger et lisible.

En gros :  C’est bien de faire des efforts, mais il ne faut pas s’auto-flageller à chaque instant. Non, nous ne pouvons pas changer le monde tout seul, mais on peut essayer, et oui, l’autre jour, il y avait une putain de paille en plastique dans mon smoothie, mais ça ne fait pas de moi un tueur de bébé phoque.

Bb_phoque_deviendra_grand_rapidement_

© 1jour1actu

 


 

♥ SI VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE (SEULEMENT SOUS CETTE CONDITION), vous pouvez vous abonner au site pour recevoir une notification quand un nouvel article est publié, vous pouvez aussi commenter l’article, et le partager avec quelqu’un qui serait susceptible d’être intéressé par son contenu. Vous avez des boutons de partage un peu partout, histoire de vous faciliter le travail.

♥ Si vous aimez les belles images, vous pouvez suivre le compte Instagram du site, il vous informe des publications des nouveaux articles, je poste très régulièrement des belles oeuvres (en rapport avec les articles), et parfois, quand je visite de nouveaux endroits, je fais des stories ⇒ Instagram .  Je poste aussi des sélections d’oeuvres sympas en story.

♥ Et sinon, bien évidemment, j’ai une page Facebook et un compte Twitter, afin que vous puissiez vraiment avoir le choix niveau réseaux sociaux. On sait jamais.

Publicités

19 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s